Brésil Salsa Anhumas à la voile
Café de spécialité arabica du Brésil transporté à la voile. Tasse ronde et gourmande aux notes de cacao, céréales maltées et fruits à coque.
Depuis notre premier voyage au Pérou en 2010, nous partons régulièrement à la rencontre de celles et ceux qui cultivent et produisent le café.
Du Pérou au Nicaragua, en passant par le Guatemala, la Colombie, l’Éthiopie ou plus récemment le Brésil, ces voyages nous permettent de découvrir les terroirs, les méthodes de culture et de transformation, mais surtout de mieux comprendre les réalités et les enjeux de la filière café.
Rencontrer les producteurs, observer leur travail et déguster les cafés sur place nourrit notre métier de torréfacteur et nous aide à faire des choix plus éclairés dans la sélection de nos cafés.
À travers ces carnets de voyage, nous vous emmenons avec nous au cœur des plantations et des rencontres qui ont marqué l’histoire de Couleur Café.
En juin 2025, nous sommes partis au Brésil avec un objectif précis : mieux comprendre les enjeux d’une caféiculture plus durable et rencontrer celles et ceux qui expérimentent aujourd’hui de nouveaux modèles agricoles.
Pendant une semaine, nous avons découvert la Fazenda Ambiental Fortaleza (FAF), dirigée par Felipe Croce, et rencontré plusieurs producteurs engagés dans l’agroforesterie et l’agriculture régénérative. Un voyage fait de rencontres, de cuppings et de découvertes qui allait aussi guider nos futurs choix de cafés.
1er jour :
Arrivée à São Paulo où nous rencontrons notre groupe : Fanny de Belco, notre guide pour la semaine, et quatre autres torréfacteurs venus de France, Belgique et Roumanie. Après 4h de route, direction Igarai, à la Fazenda Ambiental Fortaleza (FAF), notre point de chute.
Créée par la famille Croce il y a 25 ans, la FAF est aujourd’hui dirigée par Felipe, qui y développe un modèle d’agroforesterie et d’agriculture régénérative. Malgré la saison sèche, nous arrivons sous la pluie, compromettant une partie du séchage des cafés. Des tests en tasse permettront ensuite de déterminer si certains lots doivent être déclassés.
Après un repas composé de produits issus de la ferme, Felipe nous fait découvrir sa « biofactory », où sont produits des traitements naturels à base de micro-organismes, appliqués sur les sols et les plants.
Aucun pesticide n’est utilisé à la FAF : la biodiversité joue un rôle essentiel dans la protection des cultures. Felipe expérimente aussi des variétés éthiopiennes et a développé un indicateur de durabilité (HNV) pour accompagner les producteurs vers une agriculture plus résiliente.
2ème jour :
Le lendemain, légère tension : des gelées sont annoncées. Finalement, la température ne descend pas en dessous de 4 °C et aucun dégât n’est à signaler.
Des étudiantes en agronomie nous présentent leurs recherches sur la productivité et la qualité des sols en monoculture et en agroforesterie. L’objectif est notamment d’atteindre un taux de sucre (Brix) de 20 % dans les cerises de café, un niveau rarement observé en monoculture et qui témoigne d’une belle maturité du fruit.
Au laboratoire qualité, 350 g de café vert sont analysés pour déterminer la qualité des lots. Les cafés d’entrée de gamme de la FAF comptent au maximum 40 défauts, contre plus de 80 en modèle conventionnel, tandis que certains microlots n’en comptent que 6 à 8.
L’après-midi, session de cupping avec les cafés de la région, dont plusieurs microlots traçables. Notre objectif : sélectionner un café brésilien durable pour notre offre BtoB et nos blends 2026.
Nous visitons ensuite deux modèles agroforestiers inspirants, dont une parcelle expérimentale en altitude, jugée « non adaptée » à l’arabica dans le futur… mais que Felipe transforme aujourd’hui pour les vingt prochaines années.
Nous rencontrons également Roberto, producteur de cachaça, qui débute sa transition vers une agriculture régénérative sans intrants, avec pour projet d’intégrer progressivement davantage d’arbres.
3ème jour :
La journée commence par un cupping des cafés Bob-o-Link, un projet regroupant des producteurs engagés dans des pratiques durables.
Rencontre marquante avec Roberto Prado, 28 ans, qui reprend la ferme familiale en difficulté contre l’avis de ses parents. Actuellement en agriculture conventionnelle, il souhaite transformer sa ferme en modèle agroforestier avec l’accompagnement de la FAF. Les effets du dérèglement climatique y sont déjà visibles : floraisons désynchronisées, perte de rendement…
Nous visitons ensuite la ferme de Roberta Goulart, qui s’est tournée vers FAF et teste un modèle agroforestier et des solutions naturelles de biofertilisation après avoir utilisé sans succès des intrants chimiques contre la rouille du caféier.
La journée se poursuit par un cupping en plein air avec le van « Lado a Lado », un laboratoire mobile qui permet notamment aux producteurs de goûter leurs propres cafés, parfois pour la première fois.
4ème jour :
Nous démarrons la journée avec Clayton, collaborateur de la FAF depuis 20 ans, qui maîtrise tout, de la fermentation au séchage.
Puis visite de la plantation de Patricia, avec co-culture café, avocatier et maïs : un modèle sans intrants, où la biodiversité contribue naturellement à protéger les cultures.
Nous découvrons ensuite la ferme Santa Clara de Milton Nogueira, 72 ans, ancien banquier devenu l’un des premiers producteurs de café 100 % biologique de la région. Il cultive également du maïs, des ananas et des haricots. Son séchoir artisanal permet un séchage lent à 40 °C pendant 48 heures. Et ils ne sont que deux pour gérer toute la ferme !
Clap de fin dans la vallée de Serra dos Ciganos, où nous rencontrons João Hamilton, producteur référent et co-gérant d’une station de séchage de deux hectares. Ici, les 40 producteurs de la vallée déposent leurs récoltes et chaque lot est traité séparément afin de garantir une traçabilité individuelle.
Les producteurs nous partagent également une autre réalité : avec la hausse des cours du café, certaines plantations sont désormais la cible de pillages.
Une semaine intense, riche en rencontres, en échanges et en inspirations. Ce voyage a renforcé notre volonté de privilégier des cafés de qualité, plus traçables et issus de filières engagées. Car derrière chaque tasse, il y a un terroir, des producteurs et tout un savoir-faire que nous avons à cœur de valoriser.
Depuis notre précédent voyage en Éthiopie en 2020, nous avions envie de revenir dans ce pays si particulier pour le café. Mais entre la période du Covid et l’instabilité géopolitique du pays, il aura fallu patienter quelques années avant que l’occasion se présente à nouveau.
Lorsque j’entends parler de l’organisation d’un séjour en Éthiopie, berceau du café, je n’hésite pas longtemps avant de réserver mon billet d’avion.
Nous sommes accueillis à Addis-Abeba par Belco, notre fournisseur de café vert. Je retrouve deux confrères torréfacteurs français ainsi que Fantanesh et Shambe, deux Éthiopiens travaillant chez Belco, passionnés de café et de leur terroir. Ils seront nos guides pendant cette semaine à la découverte de la filière café éthiopienne.
Pour notre première journée en Afrique, malgré la fatigue du voyage, nous entrons directement dans le vif du sujet : le café. Fantanesh nous a préparé un cupping, une dégustation professionnelle, autour des cafés de plusieurs producteurs que nous allons rencontrer au cours de la semaine.
Le deuxième jour, nous décollons très tôt pour rejoindre Awassa, dans le sud du pays. La région de Sidama marque le début de notre road trip à travers différentes zones de production de café.
Après quelques heures de 4×4, nous découvrons enfin les premiers caféiers, cultivés ici à une altitude avoisinant les 2 000 mètres.
Ce qui me frappe immédiatement, c’est la végétation. Elle est dense et les paysages particulièrement verdoyants. De nombreuses essences d’arbres entourent les caféiers, leur apportant ombrage et richesse au sol.
Nous découvrons également l’abondance de faux bananiers, qui poussent entre les caféiers. Leurs racines permettent notamment de retenir une importante quantité d’eau dans le sol, précieuse pour les cultures de cette région.
L’organisation de la production de café dans la région de Sidama est assez particulière. Ici, pas nécessairement de grandes plantations : de nombreuses familles possèdent quelques caféiers autour de leur habitation. C’est ce que l’on appelle le « garden coffee ».
Une multitude de petits producteurs cultivent ainsi le café sur leurs parcelles avant d’apporter leurs cerises, une fois récoltées, dans les stations de traitement environnantes. La récolte se déroule généralement entre novembre et janvier.
Ces stations jouent un rôle essentiel puisqu’elles vont assurer la transformation des cerises après leur récolte.
Dans les stations de lavage, les cerises sont dépulpées afin d’en extraire les grains. Ceux-ci passent ensuite par une phase de fermentation dans des cuves, avant d’être lavés puis disposés sur des lits africains pour sécher.
Dans les stations de séchage, le procédé est différent : les cerises fraîchement récoltées sont directement disposées entières sur les lits africains pendant plusieurs semaines.
Chaque jour, des hommes et des femmes retournent régulièrement le café afin d’assurer un séchage aussi homogène que possible. Un travail particulièrement minutieux et répétitif sous le soleil éthiopien.
Après le séchage, le café rejoint le dry mill, où différentes étapes permettent notamment de retirer les enveloppes sèches entourant les grains.
Les lots sont ensuite acheminés vers Addis-Abeba pour les dernières étapes de préparation, de nettoyage et de tri avant leur exportation.
L’Éthiopie possède une relation au café assez fascinante. Ici, le café est partout : dans les paysages, dans l’économie locale, mais également dans les habitudes quotidiennes.
Ce voyage m’aura surtout permis de mieux comprendre le rôle de chaque acteur, depuis les petits producteurs jusqu’aux stations qui assurent la transformation des cerises après la récolte.
C’est également sur le terrain que l’on mesure concrètement à quel point le terroir, l’environnement et les méthodes de transformation influencent le profil final d’un café.
Bastien


























Blend 100 % arabica de cafés du Brésil et d’Éthiopie en process nature. Une tasse équilibrée et veloutée aux notes gourmandes.
Café de spécialité arabica bio d'Ethiopie en process lavé. Tasse vive aux notes d’agrumes et de cacao.
Capsules compatibles Nespresso® 100% arabica d'Ethiopie.
Café bio subtil et engagé.
Début juin, je suis partie en Colombie accompagnée de Mélanie, torréfactrice chez Couleur Café depuis 10 ans, et de notre sourceur Belco. Deux autres torréfacteurs français étaient également du voyage.
L’objectif de cette semaine : partir à la rencontre de producteurs colombiens, découvrir leurs fermes et mieux comprendre les différentes façons de cultiver et de produire le café dans le pays.
Notre séjour débute dans la région de Santander, avec la visite de La Pradera, une ferme de près de 200 hectares dirigée par Oscar Daza.
Sa philosophie pourrait se résumer par « rien ne se perd, tout se transforme ». La ferme fonctionne selon un modèle d’agroforesterie, avec des caféiers cultivés sous ombrage. Oscar produit également ses propres fertilisants biologiques et travaille sur la gestion, l’irrigation et le retraitement de l’eau.
Il cherche aussi à améliorer les conditions de travail lors de la récolte. Sur ces terrains particulièrement escarpés, transporter manuellement des sacs remplis de cerises de café peut rapidement devenir éprouvant. Des systèmes ont donc été imaginés pour faciliter le travail des cueilleurs, notamment grâce à l’installation de tapis sous les caféiers.
Une belle première rencontre avec un producteur engagé, qui cherche à faire évoluer ses pratiques aussi bien pour préserver son environnement que pour améliorer les conditions de travail de ses équipes.
Après près de dix heures de route, parfois chaotique mais au milieu de paysages incroyables, nous arrivons à La Leona.
Dirigée par Laura Encisco, cette ferme présente un modèle très différent. Environ 25 hectares sont consacrés au café, tandis que le reste des terres accueille différentes productions, notamment des fruits et du miel.
Laura a repris progressivement les rênes de l’exploitation familiale à partir de 2019. Dans un secteur où les femmes productrices restent peu représentées, elle assure la transition avec son père afin de prendre à terme la direction complète de la ferme.
Une nouvelle étape qui nous fait découvrir une autre facette de la production de café en Colombie : celle d’une exploitation familiale diversifiée, portée aujourd’hui par une nouvelle génération.
Le véritable coup de cœur du séjour restera notre dernière étape : la rencontre avec la communauté indigène Nasa.
Nous arrivons dans un village niché dans les hautes montagnes colombiennes, accueillis par les sourires des habitants et des enfants. Le chef de la communauté nous confie qu’ils préparent notre venue depuis plusieurs semaines.
Nous sommes reçus dans un petit coffee shop où des producteurs, également baristas, nous préparent leur café en Chemex. Le café, le repas, les échanges, les paysages : un véritable moment hors du temps.
La communauté rassemble environ 600 familles qui travaillent en coopération autour de différentes activités, dont la production de café. Cette région, profondément marquée par des décennies de conflit armé, a trouvé dans le café une activité importante pour son économie et son développement.
Les conditions de production restent pourtant complexes. Au cœur de ces montagnes, les routes ne permettent pas toujours le passage des camions et le café doit être acheminé progressivement avant de pouvoir poursuivre son voyage.
Chaque producteur cultive de petites parcelles dans un environnement particulièrement préservé. Installée sur l’une des plus grandes réserves naturelles de Colombie, la communauté entretient une relation très forte avec son territoire et cette volonté de « prendre soin de la Terre Mère » se retrouve dans ses pratiques agricoles.
Les cafés produits par la communauté Nasa sont par ailleurs certifiés en agriculture biologique, une démarche cohérente avec la préservation de leur environnement et de leur écosystème.
Cette semaine en Colombie nous aura permis de découvrir des réalités très différentes derrière une même origine : une grande ferme engagée dans l’agroforesterie, une exploitation familiale en transmission et une communauté de petits producteurs travaillant collectivement.
Mais ce que je retiens surtout de ce voyage, ce sont les rencontres. Derrière chaque café, il y a des femmes et des hommes, des producteurs, des cueilleurs, des familles et des communautés qui travaillent chaque jour pour le faire vivre.
Ces quelques jours sur le terrain nous permettent aussi de mieux comprendre leur travail et les réalités de la filière. Une expérience qui donne forcément un autre regard aux cafés que nous sélectionnons et torréfions ensuite chez Couleur Café.
Géraldine
Je vous emmène au cœur du Guatemala, dans la région volcanique d’Acatenango, à la rencontre de Mario Alarcon et de sa famille. C’est ici, à environ 1 600 mètres d’altitude, que se trouve la ferme Monte de Oro.
Les 21 hectares de caféiers offrent une vue imprenable sur le Fuego, un volcan toujours actif dont les éruptions ont ponctué notre visite. Un décor assez incroyable pour découvrir le travail de cette famille de producteurs.
La mère de Mario a été la première femme de la famille à reprendre la gestion de la ferme après le décès de son grand-père dans les années 1980, à une époque où voir une femme à la tête d’une exploitation était encore loin d’être évident.
Aujourd’hui, Mario représente la cinquième génération de caféiculteurs de sa famille et dirige la ferme depuis 2008.
Accompagnés de Mario et de son père, nous parcourons la plantation en pleine période de récolte. Les caféiers sont chargés de cerises arrivées à maturité et c’est ici que je découvre enfin la célèbre variété Geisha.
Je goûte une cerise directement sur le caféier : son parfum floral et ses notes de litchi sont particulièrement marquants. Une belle façon de comprendre que les différences entre les cafés commencent bien avant la torréfaction, directement à l’origine.
Mario accorde une attention particulière à la maturité des cerises au moment de la récolte. Il contrôle notamment leur taux de sucre afin de sélectionner les fruits au bon stade de maturité.
À la ferme, une partie des matières issues de la transformation du café est également réutilisée. Après le dépulpage, la pulpe des cerises sert notamment à produire du fertilisant pour les cultures.
Avant de reprendre la ferme, Mario a suivi une formation en ingénierie mécanique. Des compétences qu’il a choisi de mettre au service de la production de café, notamment pour chercher à réduire la consommation d’eau liée à certaines étapes de transformation.
La visite se poursuit dans son laboratoire, où il expérimente différents procédés de fermentation et de transformation du café, notamment des fermentations anaérobies.
Une approche particulièrement intéressante, entre héritage familial, observation du café et expérimentation.
Et quoi de mieux pour terminer cette visite que de retrouver Mario autour d’une tasse de café ?
Cette rencontre à Monte de Oro m’a permis de découvrir tout ce qui peut se jouer à l’échelle d’une seule ferme : le choix des variétés, la maturité des cerises, les pratiques agricoles, la transformation et les expérimentations menées après la récolte.
Mais je retiens surtout l’histoire d’une famille qui cultive le café depuis cinq générations et continue à faire évoluer ses pratiques.
Une nouvelle occasion de mesurer tout le travail réalisé à l’origine, bien avant que le café vert n’arrive jusqu’à notre torréfaction, où commence ensuite notre travail de torréfacteur.
Manon


























« On the road again… »
En ce début d’année 2020, je m’envole pour l’Éthiopie avec une équipe de passionnés de café et de torréfacteurs : Jérémie de Belco, Félix, Mathieu, Daniela Capuano -MOF Torréfacteur, ainsi que son photographe.
L’objectif de ce voyage : partir à la découverte du café éthiopien directement à l’origine, rencontrer celles et ceux qui le produisent et mieux comprendre toutes les étapes qui précèdent l’arrivée du café vert dans notre torréfaction.
Notre voyage débute à Addis-Abeba, où nous découvrons chez Moplaco une partie du travail réalisé sur les cafés avant leur exportation.
Nous prenons ensuite la route vers la région de Sidama, l’une des grandes régions caféières d’Éthiopie. Nous visitons notamment les stations de Segera et Shantawane, où nous découvrons différentes méthodes de transformation du café après la récolte.
À Guji Highland, changement de décor : des plantations luxuriantes et des caféiers entourés d’une végétation particulièrement dense. Nous observons également le travail réalisé après la récolte, notamment le séchage des cafés sur lits africains.
L’un des moments marquants du voyage restera la cérémonie traditionnelle du café qui nous est offerte.
Nous découvrons le café préparé selon la tradition locale : torréfié directement sur place, puis pilé avant d’être préparé et partagé. Mathieu avait également apporté un café torréfié en France que nous faisons déguster à nos hôtes. Deux profils très différents et des réactions qui nous rappellent à quel point la manière d’apprécier le café varie aussi selon les cultures et les habitudes.
Nous poursuivons notre route jusqu’à la station de séchage de Dambi Uddo, où les producteurs des environs viennent apporter les cerises issues de leurs propres parcelles.
À Dilla, nous découvrons ensuite Tabe Burka, une ferme de 12 hectares dirigée par Barkume. Un véritable petit coin de paradis au milieu des caféiers.
Direction ensuite Yirgacheffe, autre région emblématique du café éthiopien, où nous retrouvons Heleanna de Moplaco et visitons sa station de séchage à Kochere.
Chez Romina, nous découvrons plus précisément les étapes de lavage et de fermentation du café. Des gestes et des savoir-faire qui permettent de mieux comprendre toute la complexité du travail réalisé après la récolte.
Notre voyage se termine là où il avait commencé, à Addis-Abeba, autour d’une dégustation des cafés issus des différentes plantations et stations visitées pendant notre séjour. L’occasion également de sélectionner certains des lots que nous aurons ensuite le plaisir de torréfier artisanalement et de faire découvrir en boutique au cours de l’année.
Avant ce voyage, je connaissais bien sûr les différentes étapes de la production du café. Mais les découvrir sur le terrain, rencontrer celles et ceux qui y travaillent et voir concrètement leur quotidien donne une tout autre dimension à notre métier de torréfacteur.
Du caféier au café vert, chaque étape demande du temps, du savoir-faire et énormément de travail. Ce voyage m’a surtout permis de mesurer tout ce qui se passe à l’origine avant que le café n’arrive jusqu’à notre torréfaction et, finalement, dans nos tasses.
Une première immersion en Éthiopie qui aura profondément enrichi ma façon de comprendre le café et celles et ceux qui le produisent.
Manon
























Café de spécialité arabica d’Ethiopie process nature. Tasse à la sucrosité naturelle, notes de chocolat au lait, cassonade et pêche.
Café de spécialité arabica bio d'Ethiopie en process lavé. Tasse vive aux notes d’agrumes et de cacao.
Café de spécialité bio arabica d'Éthiopie. Tasse fruitée et gourmande aux notes de fruits rouges, cacao avec une belle sucrosité.
Avant le début de mon stage, je pars avec ma sœur Manon pour quelques jours de road trip entre le Costa Rica et le Nicaragua. L’occasion de profiter du voyage, mais aussi, forcément, de découvrir quelques plantations de café sur notre route.
Nous commençons par la vallée centrale du Costa Rica, où nous visitons plusieurs plantations, avant de passer la frontière pour rejoindre le Nicaragua.
Direction le nord du pays, dans la région de Nueva Segovia, non loin de la frontière avec le Honduras. Les paysages deviennent plus vallonnés et nous entrons progressivement dans l’une des grandes régions caféières du Nicaragua.
C’est à Ocotal que nous posons nos valises. Nous sommes accueillis par Olman Valladarez, producteur de café et fondateur de Cafetalera Buenos Aires, qui nous ouvre les portes de son entreprise. Pendant quelques jours, Manon et moi découvrons ses plantations et les différentes étapes de préparation du café à la station.
Après cette première immersion ensemble, Manon reprend la route tandis que je reste à Ocotal pour commencer mon stage. Deux mois aux côtés d’Olman et de son équipe, avec une belle opportunité : découvrir la filière café au plus près du terrain, des plantations jusqu’au séchage, au contrôle qualité et à la dégustation.
Je commence par parcourir les différentes fermes de la famille, dispersées dans la région de Nueva Segovia. Certaines sont particulièrement isolées et il faut emprunter pendant de longues minutes des routes escarpées et montagneuses avant d’atteindre les plantations.
Une fois sur place, le décor est assez incroyable. Les caféiers poussent sur des terrains abrupts, au milieu d’une végétation composée notamment de pins, de cacaoyers et de bananiers.
Au fil des visites, je découvre les particularités de chaque ferme, leur environnement et les différentes façons dont le café y est cultivé.
De retour à Ocotal, je poursuis mon immersion au beneficio seco, où le café poursuit sa préparation après la récolte.
Une partie des cafés est mise à sécher au soleil, sur patios ou sur lits africains. Chaque jour, les équipes retournent régulièrement le café afin de favoriser un séchage aussi homogène que possible. Ces étapes font partie des méthodes de traitement du café après la récolte, qui jouent un rôle important dans le profil final du café.
Je découvre également le travail du service qualité. Des échantillons sont prélevés sur les différents lots, torréfiés puis dégustés selon la méthode du cupping. Chaque jour, des dizaines de tasses sont ainsi préparées et évaluées afin de contrôler la qualité, les arômes et le profil de chaque café.
C’est aussi sur place que je mesure concrètement tout le travail qui se cache derrière un café de spécialité : de la culture et de la récolte jusqu’au traitement et au contrôle qualité, chaque étape compte pour obtenir un café de grande qualité.
Pendant ces deux mois, j’apprends énormément aux côtés d’Olman, Francisco, Carlos et Pablo. Ils me transmettent leurs connaissances, leur expérience et surtout leur passion pour le café.
Cette immersion me permet de comprendre beaucoup plus concrètement le chemin parcouru par un café : du travail réalisé dans les fermes jusqu’au séchage, au contrôle qualité et à la sélection des lots.
Je repars du Nicaragua avec une vision différente de notre métier et surtout avec l’envie de transmettre à mon tour ce que j’ai appris sur la filière, les producteurs et les exigences nécessaires pour obtenir un café de qualité.
Derrière une tasse de café se cachent finalement des mois de travail, de nombreux savoir-faire et toute une chaîne de femmes et d’hommes que l’on ne voit pas toujours.
Bastien
Retour en mai 2010 pour un voyage un peu particulier : notre tout premier voyage à l’origine, mais aussi le premier organisé par Belco pour emmener des torréfacteurs à la découverte de la filière café en pays producteur.
Une démarche encore nouvelle à l’époque, qui va nous permettre de mettre pour la première fois des visages, des paysages et une réalité concrète derrière les cafés que nous torréfions.
Direction le Pérou, avec plusieurs torréfacteurs français, pour partir à la rencontre de celles et ceux qui cultivent et travaillent le café.
Nous sommes accompagnés par Amélia, qui vit en France et tient une boutique de torréfaction à Paris. Son père est producteur de café dans la région de Chanchamayo, au centre du Pérou. Une belle occasion pour nous de découvrir le quotidien d’une famille de producteurs et de nous immerger dans la réalité du café à l’origine.
Après deux journées passées dans la Vallée Sacrée des Incas, nous embarquons à bord de 4×4 pour traverser une partie du pays et rejoindre la région caféière de Chanchamayo.
C’est à La Merced que commence véritablement notre immersion. Nous prenons la direction de La Campiña, la ferme de la famille d’Amélia, où nous allons passer deux nuits.
Tôt le matin, nous partons parcourir les terres et découvrir pour la première fois les caféiers directement dans leur environnement.
Nous assistons à la cueillette des cerises de café, réalisée manuellement par les travailleurs locaux, puis à la pesée de leur récolte. Leur rémunération journalière dépend alors de la quantité de café récoltée.
Une réalité du terrain que nous découvrons pour la première fois et qui permet déjà de mesurer le travail nécessaire bien avant que le café n’arrive chez le torréfacteur.
Pendant cette journée à la ferme, nous avons même l’occasion de planter notre propre caféier et d’inscrire notre nom à ses côtés.
Une petite anecdote qui prend une saveur particulière aujourd’hui : plus de quinze ans après, qui sait si notre caféier est toujours là ?
Depuis 2010, le monde du café a beaucoup évolué, tout comme notre façon de travailler et de sélectionner nos cafés. Les connaissances autour de la culture, des méthodes de transformation, de la torréfaction et de l’extraction se sont considérablement développées.
Mais ce premier voyage au Pérou nous a surtout permis de découvrir une réalité qui ne nous quittera plus : avant d’arriver dans notre torréfaction, un café est le résultat du travail de nombreuses femmes et de nombreux hommes, depuis sa culture jusqu’à sa récolte et sa préparation.
Cette première immersion en pays producteur a contribué à faire évoluer notre regard sur le café et, au fil des années, notre manière de le sélectionner : en nous intéressant autant à sa qualité qu’à son origine, sa traçabilité et aux conditions dans lesquelles il est produit.
Un premier voyage qui marquera le début de nombreux autres à la rencontre de celles et ceux qui font le café.
Géraldine


































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